Le Comité International Olympique (CIO) a annoncé ce mardi 24 mars, le report des Jeux Olympiques 2020, prévus cet été à Tokyo.
Il fallait s’y attendre. Après le report d’un an de l’Euro de football 2020, c’est au tour des JO d’être décalés. En cause : l’épidémie mondiale du virus Covid-19. Les JO auraient dû se tenir du 24 juillet au 9 août prochain. Les prochaines dates ne sont pas encore arrêtées mais le tweet de l’organisation indiquait « au plus tard à l’été 2021 ».
Cette décision est saluée par beaucoup de sportifs et sportives. Allison Pineau, joueuse de l’équipe de France de Handball, qualifie ce report de « sage décision ». Dans un entretien pour Le Figaro, elle avoue « qu’il y a encore une dizaine de jours, cela [lui] semblait imaginable de voir les Jeux décalés mais quand on voit l’évolution de l’épidémie, il ne fait aucun doute que c’est la meilleure décision. »
Pour Mélina Robert-Michon, vice-championne du lancer de disque à Rio en 2016, c’est une bonne décision aussi. Mais la déception est tout de même au rendez-vous. « Il y a quand même un petit pincement au cœur car 2020 était une année olympique, que l’on attendait depuis quatre ans. C’est comme-ci on nous enlevait notre Noël, ou qu’on le décalait », confie-t-elle au Figaro. « Je me dis que cela me laisse un an de plus pour me préparer et tant mieux. Je serais encore meilleure », ajoute-t-elle.
« Mieux vaut la vie que le sport de haut-niveau », affirme Sandra Forgues, championne olympique de canoë à Atlanta en 1996. Aujourd’hui, elle est présidente du CREPS de Toulouse (Centre de ressources, d’expertise et de performance sportives) où se préparent de nombreux athlètes pour les événements internationaux. « Attendre un an est plus sage, notamment pour les athlètes », déclare-t-elle pour France Bleu. Mais elle s’inquiète notamment des critères de sélection. « Acquérir une sélection aux Jeux Olympiques, c’est très compliqué. Donc la remettre en cause, ça serait carrément grave. Chaque Fédération risque de prendre des décisions différentes. C’est là qu’on verra si elles respectent ce qui a déjà été fait, avec juste un an de plus de préparation pour les athlètes, ou si tout est remis en cause », explique-t-elle.
Même si reporter les Jeux Olympiques est un casse-tête pour les organisateurs, mieux vaut protéger la vie de tous les sportifs, sportives, staff, bénévoles… Il ne reste plus qu’à attendre l’annonce du CIO concernant les nouvelles dates.
Lauryne GUIGNARD

